La prévention des toxicités
 
Lorsque la quantité de médicament est trop importante, les effets toxiques peuvent être graves et sont préjudiciables à l’efficacité des traitements.
 
De nombreuses toxicités, parfois sévères survenant dès la première ou la deuxième cure sont rapportées chez les patients traités par du 5-fluorouracile (5-FU) mais aussi avec les fluoropyrimidines administrables par voie orale, l'UFT® et la capécitabine (Xéloda®).
 
Ces effets toxiques sont dus à une large variabilité entre individu de l’élimination par l’organisme de ces médicaments. Cette élimination est contrôlée par une enzyme appelée dihydropyrimidine déhydrogénase (DPD).
 
Ainsi, les patients présentant un déficit de l'activité de cette enzyme élimineront peu ou pas l’anticancéreux. Ces patients vont être surexposés au médicament et présenter un risque accru de toxicité précoce et grave. Les fréquences de déficits en DPD, partiels ou complets, sont estimées à 3-5 % et 0,3 % respectivement, et leur existence est le plus souvent liée à un polymorphisme d'origine génétique.
 
Il est à noter qu’aucun antidote n’est disponible pour contrer ces toxicités.
 
 
Une solution simple à mettre en oeuvre
 
ODPM Tox™ propose un test validé, avec un recul sur plus de 17.000 patients, permettant de détecter ces patients à haut risque de toxicité.
 
A l’issu de ce test, un risque est calculé et une proposition de dose adaptée au patient ou encore une contre-indication, peut être proposée à votre médecin oncologue.
 
Le dépistage préthérapeutique systématique des patients porteurs d'un tel déficit, en lui-même totalement asymptomatique, permet d'éviter la quasi-totalité des effets toxiques aigus sévères sans affecter l’efficacité des traitements.
 
Ce dépistage s'accompagne d'un véritable conseil thérapeutique.
 
  
Pour en savoir plus :
>   Voir les rubriques "Médecin" et "Biologiste" sur les risques de toxicités
 
 
Références :

 

1 - Lethal outcome of 5-fluorouracil infusion in a patient with a total DPD deficiency and a double DPYD and UTG1A1 gene mutation.

Mounier-Boutoille H, Boisdron-Celle M, Cauchin E et al. Br J Clin Pharmacol. 70(2), 280-283 (2010).

 

2 - Dihydropyrimidine dehydrogenase deficiency and toxicity to fluoropyrimidine.

Boisdron-Celle M, Morel A, Gamelin E. Ann Biol Clin. 68(1), 27-32 (2010). 

 

3 - Pharmacogenetics of anti-cancer drugs.

Gamelin E, Boisdron-Celle M, Morel A et al. Ann Pharm Fr. 65(6), 390-401 (2007).

 

4 - Detection of dihydropyrimidine dehydrogenase deficiency before treatment by fluoropyrimidines.

Gamelin E, Boisdron-Celle M, Morel A. Therapie. 62(2), 99-103 (2007).

 

5 - Clinical relevance of different dihydropyrimidine dehydrogenase gene single nucleotide polymorphisms on 5-fluorouracil tolerance.

Morel A, Boisdron-Celle M, Fey L et al. Mol Cancer Ther. 5(11), 2895-2904 (2006).

6 - 5-Fluorouracil-related severe toxicity: a comparison of different methods for the pretherapeutic detection of dihydropyrimidine dehydrogenase deficiency.

Boisdron-Celle M, Remaud G, Traore S et al. Cancer Lett. 249(2), 271-282 (2007). 

7 - Correlation between uracil and dihydrouracil plasma ratio, fluorouracil (5-FU) pharmacokinetic parameters, and tolerance in patients with advanced colorectal cancer: A potential interest for predicting 5-FU toxicity and determining optimal 5-FU dosage.

Gamelin E, Boisdron-Celle M, Guérin-Meyer V et al. J Clin Oncol. 17(4), 1105-1110 (1999).